
Valerie Robert
Valérie Robert est une artiste visuelle montréalaise dont la pratique s'ancre dans l'abstraction organique, avec une sensibilité profondément ancrée dans la culture street art.
Son travail naît du hasard autant que de l'intention. Peinture, aérosol, fusain, cire, café séché, papier brûlé, collage — les matériaux du quotidien deviennent des couches de sens, de texture, de mémoire. Parce que pour Valérie, l'accident n'est jamais une erreur. C'est souvent là que l'œuvre commence vraiment à parler.
Formée au Milan Art Institute (2022), c'est cette formation qui lui donne les outils et surtout la confiance d'exposer. Depuis, elle accumule plus d'une dizaine d'expositions collectives et présente en 2024 son exposition solo Happy Little Accidents — un titre qui résume assez bien sa philosophie créative.
En 2025, elle s'arrête. L'épuisement a ses raisons que la créativité ne comprend pas toujours. Mais loin de l'atelier, elle continue de nourrir son âme autrement — plongée dans les œuvres des grands maîtres qui l'inspirent : Jean-Michel Basquiat, Mark Bradford, Anselm Kiefer, entre autres. Une pause active, silencieuse, qui devient une clarté inattendue — sur sa pratique, sur sa voix, sur ce qu'elle veut vraiment dire avec ses œuvres.
Elle revient en 2026 avec quelque chose de plus affirmé, de plus assumé. En pleine construction d'un nouveau portfolio professionnel, elle tisse ensemble son ancien style et sa nouvelle voix — deux langages qui se répondent autour d'une même thématique : la transformation. La série Oxydations, construite autour des pigments d'oxyde de fer et des jaunes de Naples, en est la manifestation la plus récente. Comme quoi, même les pauses finissent par devenir des happy little accidents.